Résidences privées

Selon les données du ministère de la Santé et des Services sociaux, au 31 mars 2006, le Québec comptait 86 000 unités d’habitation avec services pour les personnes âgées, dont la très grande majorité dans les résidences privées à but lucratif. On comprend donc que ce secteur de l’économie en pleine croissance emploie des milliers de personnes.

Depuis quelques années, le SQEES-298 (FTQ) est devenu sans conteste le leader québécois dans la syndicalisation des résidences privées pour personnes âgées. Dans toutes les régions du Québec, nous représentons des milliers de travailleuses et de travailleurs qui se dévouent au bien-être de nos aînés. Nous investissons beaucoup d’efforts pour l’amélioration de leurs conditions de travail et la reconnaissance de leurs professions.

L’un des enjeux fondamentaux pour les travailleuses et les travailleurs est sans contredit la formation de la main-d’œuvre. Le SQEES-298 (FTQ) collabore d’ailleurs à des projets afin que nos membres puissent recevoir plus de formation en cours d’emploi, particulièrement les personnes préposées aux bénéficiaires.

- Campagne « Prendre soin de nous… c'est aussi pour vous Â»

Certification des résidences privées pour personnes âgées

DES RECULS INQUIÉTANTS

Montréal, le mercredi 20 juin 2012 – « En analysant le projet de règlement sur la certification des résidences privées pour personnes âgées déposé par la ministre Dominique Vien le 30 mai dernier, nous constatons que le gouvernement du Québec a malheureusement reculé sur certains aspects de sa réforme. Plus particulièrement, nous dénonçons son manque de fermeté à l'égard de l'évaluation de l'état de santé de la clientèle et de la formation du personnel. Nous demandons à la ministre de réviser son projet de règlement Â», a déclaré Jean-Pierre Ouellet, président du Syndicat québécois des employées et employés de service (FTQ).

Évaluation de la clientèle
Durant l'étude du projet de Loi 16 sur la certification des résidences privées, la ministre Vien avait fait connaître son intention d'obliger les exploitants de ces résidences à proposer, à toutes les personnes désireuses d'aller vivre en résidence, une évaluation de leur autonomie à l'aide d'un outil nommé « Prisma-7 Â». Or, dans le projet de règlement publié à la Gazette officielle, cette obligation a été reléguée au statut de simple suggestion.

« Pour nous, il s'agit d'un recul important. Tout en reconnaissant que les personnes âgées ont le droit de refuser de se soumettre à cette évaluation, nous croyons qu'elle devrait tout de même être proposée systématiquement. Il faut savoir qu'une grande proportion des personnes qui vivent en résidences privées souffrent de pertes d'autonomie très importantes et que, trop souvent, ces établissements peinent à leur assurer les soins et services adéquats. Une juste évaluation de leur état physique et cognitif permet de s'assurer qu'elles vivent dans une résidence qui leur garantit la meilleure qualité de vie possible. De plus, cela permettrait au personnel d'être mieux informé des besoins des personnes dont elles prennent soin, ce qui n'est pas le cas actuellement Â», a ajouté le président.

Formation du personnel
La formation du personnel est véritablement la pierre angulaire de la réforme proposée par la ministre Vien. Tel qu'annoncé, le projet de règlement impose de nouvelles obligations de formation pour toutes les personnes préposées aux bénéficiaires, auxquelles le SQEES-FTQ souscrit entièrement.

Par contre, le syndicat constate avec déception que la ministre Vien a plié devant les pressions des employeurs qui veulent limiter au minimum leurs investissements en cette matière.

En effet, dans l'avant-projet de règlement rendu public en 2011 par le ministère, il était inscrit que les employeurs devaient prendre les mesures nécessaires pour faciliter la formation du personnel. Aujourd'hui, nous constatons que cet article a été retiré. Pourtant, il appartient aux employeurs de s'assurer des compétences de leur personnel. Par exemple, les candidats à la formation doivent minimalement être remplacés durant leur formation.

« Si l'intention du gouvernement est de laisser l'entière et unique responsabilité aux travailleuses et travailleurs d'entreprendre et de compléter les démarches pour se conformer au règlement, nous annonçons déjà l'échec de toute l'opération. Comment croire qu'une préposée aux bénéficiaires qui gagne 10,20 $ de l'heure trouvera le temps et les moyens financiers de compléter une formation sans l'appui de son employeur? Â», a signalé Jean-Pierre Ouellet.

« Nous mettons beaucoup d'espoir dans ce projet de règlement afin qu'il assure une meilleure qualité de vie et de meilleurs soins aux aînés en hébergement. Par contre, nous sommes inquiets que le point de vue des travailleuses et travailleurs ne soit pas considéré. Les travailleuses et travailleurs en résidences privées sont en première ligne quotidiennement auprès des personnes âgées; il est grand temps de reconnaître leur expertise et la valeur de leur travail Â», a conclu le président.

Le SQEES-FTQ représente des membres partout au Québec, majoritairement dans le secteur de la santé et des services sociaux. Il est le plus grand syndicat dans le secteur des résidences privées pour personnes âgées. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la plus grande centrale syndicale québécoise, avec plus d'un demi-million de membres.


PDF MÉMOIRE SUR LE PROJET DE RÈGLEMENT
Loi sur les services de santé et les services sociaux
(L.R.Q., c. S-4.2)
(Loi 16)
Conditions d'obtention d'un certificat de conformité et les
normes d'exploitation d'une résidence privée pour aînés
PRÉSENTÉ PAR
SYNDICAT QUÉBÉCOIS DES EMPLOYÉES ET EMPLOYÉS DE SERVICE, SECTION LOCALE 298 (FTQ)
18 juin 2012

Projet de loi no 16 sur la certification des résidences privées pour personnes âgées


La qualité des soins aux personnes âgées : il faut aussi s’occuper des travailleuses et des travailleurs!

Québec, le mercredi 7 septembre 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a présenté sa position sur le projet de loi no 16 à la Commission de la santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale aujourd’hui.

Les porte-parole de la centrale syndicale, Daniel Boyer, secrétaire général et Jean-Pierre Ouellet, vice-président de la FTQ et président du Syndicat québécois des employées et employés de service, ont tenu à parler de la réalité des travailleuses et travailleurs en résidences privées pour personnes âgées, qui sont peu considérés dans le débat sur la qualité de vie dans les établissements de soins de longue durée.

Alors que nous manquons de places dans les établissements publics, à la suite de fermeture de lits et de l’augmentation de la demande, de plus en plus de personnes âgées en perte d’autonomie n’ont pas le choix de se tourner vers les résidences privées. Cette réalité a permis l’essor fulgurant de ce marché lucratif.

Pourtant, les conditions de travail sont toujours très mauvaises dans ce secteur d’emploi, malgré le fait que la tâche soit toujours plus lourde et complexe pour les travailleuses et travailleurs.

« Nous croyons que les élus de l’Assemblée nationale doivent proposer des solutions pour assurer de meilleures conditions de travail dans les résidences privées, d’autant plus que l’État finance une partie des soins et services qui y sont offerts. Le taux de roulement de personnel est très élevé dans ces établissements, ce qui nuit considérablement à la qualité des services aux personnes âgées. Rien n’est proposé pour atténuer ce problème. Nos élus doivent réaliser que les travailleuses et travailleurs font partie des solutions, et non des problèmes », a déclaré Daniel Boyer.

Le projet de loi no 16 : une réforme essentiellement administrative

Les mesures proposées par le projet de loi no 16 concernent avant tout l’action gouvernementale et la gestion par les agences régionales d’un registre des résidences privées pour personnes âgées. La FTQ salue ce resserrement des règles de certification, tout en mettant en garde le gouvernement contre le manque de ressources des instances locales et régionales pour appliquer la loi.

« On pourra mettre en place les meilleurs critères de certification, ils seront inutiles si personne ne s’assure qu’ils sont respectés. Au cours des derniers mois, les situations qui ont été dénoncées étaient la plupart du temps causées par le laxisme des autorités dans l’application des règles ou encore l’absence d’inspecteurs dans les résidences privées. Ce projet de loi devra s’accompagner de nouvelles façons de faire dans tout le système de santé », a conclu Jean-Pierre Ouellet.

La FTQ représente environ 10 000 travailleuses et travailleurs dans les résidences privées pour personnes âgées, dans toutes les régions du Québec. La majorité de ces personnes est membre du Syndicat québécois des employées et employés de service.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

PDF Mémoire de la FTQ portant sur le projet de loi 16.

Colloque ses travailleuses et travailleurs en résidences privées


TRAVAILLER EN RÉSIDENCE PRIVÉE : DÉVOUEMENT, DÉTERMINATION ET SOLIDARITÉ

Laval, 18 juin 2009.

[ Présentation de madame Denise Bélanger sur la Loi 90 et le règlement concernant les soins invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne et sur la certification des résidences privées ]
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[ Présentation de Mme Céline Germain sur la mutuelle de formation pour les travailleuses et travailleurs en résidences privées ]
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Communiqué de presse

COLLOQUE DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS EN RÉSIDENCES PRIVÉES
Une rencontre enrichissante pour nos membres des résidences privées

Montréal, le vendredi 19 juin 2009 – C’est sous le thème « Travailler en résidence privée : dévouement, détermination et solidarité Â» que le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (FTQ) a réuni ses membres des résidences privées, afin de discuter des enjeux de ces milieux de travail.

« Nous avons parlé de formation, de soins invasifs d’assistance aux activités de la vie quotidienne et de santé et sécurité au travail. Nos membres de toutes les régions ont pu mettre en commun leurs connaissances et leurs expériences respectives, ce qui nous a permis de mieux comprendre les problèmes vécus dans ces résidences et commencer à dégager des solutions et un plan d’action Â», a déclaré Daniel Boyer, président.

Soins invasifs d’assistance aux AVQ : formation et information

La grande question de la formation des personnes préposées aux bénéficiaires a évidemment été soulevée tout au long de la journée.

« C’est un élément central pour améliorer autant les conditions de vie des aînés que les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. La clientèle est de moins en moins autonome dans les résidences privées. Par exemple, les personnes présentes au colloque ont soulevé que ces milieux reçoivent de plus en plus de personnes atteintes de troubles cognitifs, comme l’Alzheimer. Il est fondamental que le personnel soit mieux préparé à en prendre soin Â», a souligné Danielle Legault, vice-présidente aux communications et aux questions régionales.

À l’heure actuelle, toutes les résidences privées doivent obtenir une certification de la part du gouvernement. « Nous croyons que si le gouvernement veut faire son travail sérieusement, il devrait profiter du processus de certification pour fixer des paramètres sur la formation minimale qui devrait être exigée dans les résidences privées Â», a ajouté la vice-présidente.

[La création d’une mutuelle de formation]

Un autre grand constat qui a été dégagé au cours de la journée : les employeurs ne semblent pas être bien informés sur les éléments de la Loi 90 et sur leurs responsabilités.

« On constate que les personnes qui travaillent dans les résidences privées sont inquiètes d’apprendre que leur employeur pourrait leur confier des tâches auparavant réservées à des professionnels. Et comme les personnes salariées vivent sous la menace d’avis disciplinaires, de suspensions, voire de congédiement, elles se sentent contraintes de poser des gestes avec lesquels ils ne sont pas à l’aise Â», a ajouté la vice-présidente.

Les personnes réunies ont rapidement convenu que les autorités gouvernementales devraient s’assurer que les employeurs sont conscients de leurs responsabilités et qu’elles s’assurent que la Loi est appliquée correctement.

[La Loi 90]

La santé et la sécurité dans les résidences privées : des maux invisibles

Les résidences privées ne sont pas considérées comme un secteur prioritaire en vertu des lois sur la santé et la sécurité du travail. Les accidents de travail dans ce milieu sont moins spectaculaires qu’ailleurs, mais pourtant, ils ne font pas moins mal.

« Les problèmes sont multiples. Ils vont du manque d’équipement adéquat, aux environnements de travail non sécuritaires, jusqu’à des situations de violence quotidienne de la part des bénéficiaires. Nous avons convenu qu’il est primordial de mettre en place des structures dans les résidences autant pour défendre les membres que pour entretenir un dialogue constant avec les employeurs. Nous recommandons donc à tous nos comités exécutifs de nommer une personne responsable syndicale de la santé-sécurité et de travailler à mettre en place un comité paritaire avec l’employeur Â», a souligné Jean‑Pierre Ouellet, vice-président au service aux membres.

Les membres ont identifié la violence en milieu de travail comme étant un problème courant et complexe auquel il faut s’attaquer de façon particulière. « La première chose à retenir, c’est que la violence n’est jamais acceptable, quelle que soit la forme qu’elle prend. Nous encourageons tous nos membres à noter dans un registre les incidents de violence dans les milieux de travail. C’est le premier pas à franchir pour convaincre les employeurs de la nécessité d’intervenir Â», a conclu Jean‑Pierre Ouellet.

Le SQEES-298 (FTQ) représente plus de 20 000 membres partout au Québec, dont la majorité dans le secteur de la santé et des services sociaux. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la plus grande centrale syndicale québécoise, avec plus d’un demi-million de membres.

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Pour information :
Mélanie Malenfant
Conseillère aux communications
et au développement de projets
SQEES-298 (FTQ)
514.723.7088


 
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