Urgence Paul-Gilbert - La sécurité du personnel et des bénéficiaires en péril

17/01/2017 —Catégories: Secteur public, FTQ

Lévis, 17 janvier 2016 – C’est une autre décision incompréhensible que vient de prendre l’administration du CISSS de Chaudière-Appalaches en enlevant la présence d’un agent de sécurité à l’urgence Paul-Gilbert, à Charny, à partir de 22 h. Il reviendra dorénavant au surveillant d’établissements ou hygiène et salubrité d’assurer sa propre sécurité ainsi que celle des bénéficiaires avant la fermeture de l’urgence à 23 h.

« Le CISSS avait déjà décidé d’abandonner la population de Charny en fermant l’urgence la nuit. Là, il décide d’abandonner son propre personnel. Retirer la sécurité, c’est non seulement dangereux pour les travailleuses et les travailleurs, mais ce l’est aussi pour les bénéficiaires. Faudra-t-il qu’il y ait un grave accident pour que l’administration se rende compte de l’absurdité de cette mesure ? », se demande Carl Reinhardt, conseiller syndical au Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), affilié à la Fédération des travailleuses et des travailleurs du Québec (FTQ).

Le CISSS demande déjà aux patientes et aux patients dont la gravité de l’état de santé n’est pas jugée grave de retourner chez eux à 22h. En enlevant la personne assurant la sécurité des gens et des lieux à cette heure, l’administration du CISSS de Chaudière-Appalaches abandonne le personnel à lui-même.

« Si une personne arrive en état de crise à 22 h 05 et qu’elle a un comportement menaçant, comment la personne à l’entretien ménager va-t-elle pouvoir la maîtriser pour qu’elle évite de se blesser ou de blesser les autres ? C’est complètement ridicule. Ces personnes n’ont pas  la formation ni pour assurer la sécurité des lieux, ni pour encourir des risques », a ajouté Josée Jenkins, présidente du CSSS Alphonse-Desjardins.

Alors que l’ensemble du réseau de santé est soumis à une centralisation qui pénalise les citoyennes et les citoyens habitant en dehors des grands centres, les petites municipalités subissent de plus en plus les affres de l’austérité.

« On coupe peu à peu les services. La prochaine étape sera de fermer l’urgence à 21 h, puis à 20 h, puis les fins de semaine pour finalement la fermer définitivement, privant les gens de Charny et des environs d’un service essentiel. C’est triste, mais c’est surtout inacceptable », a conclu Carl Reinhardt.

Le SQEES-298 (FTQ) représente 25 000 membres partout au Québec, majoritairement dans le secteur de la santé et des services sociaux. Il est affilié à la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec, la plus grande centrale syndicale québécoise, avec plus de 600 000 membres.


17/01/2017 —Catégories: Secteur public, FTQ